fbpx

Je vous partage mon parcours avec l'acné kystique sévère tardif qui s'est dévelopé sur mon visage et comment j'ai réussi à l'éliminer grâce à des solutions naturelles et la naturopathie

 

Le temps est venu pour moi aujourd’hui de libérer mes vieux démons et de livrer mon vécu, difficile, avec celle qui s’est acharnée sur mon visage pendant de nombreuses années, je veux parler de l’acné. C’est une histoire très personnelle que je vais vous livrer. Attention, je préfère vous prévenir, c’est un article très long. Si vous voulez aller vous chercher un thé, c’est le moment.

L’acné a longtemps été un sujet tabou pour moi, parce que le chemin pour m’en séparer a été long, semé d’embûches et de faux espoirs à répétition. Mais aujourd’hui je peux le dire, c’est une histoire qui appartient au passé.

Il me semble néanmoins important de la partager, pour celles et ceux qui peuvent être aujourd’hui dans une situation similaire à la mienne ou qui connaissent des personnes qui souffrent physiquement et psychologiquement des boutons qui envahissent et déforment leurs jolis traits.

Vous pourriez vous demander pourquoi je vous parle acné maintenant, moi qui ne suis plus ado depuis longtemps. Elle va revenir sur ses 15 ans ou quoi ? Et bien non, j’ai eu la chance (et le privilège) de développer une acné tardive, qui a commencé quand j’avais 27 ans et qui s’est terminée quand j’en avais 34. Il n’y a pas d’âge pour que l’acné vous empoisonne l’existence…

Vous êtes prêt ?

Tout a commencé par…

2007 : projet bébé. J’arrête la pilule en mars. Cette pilule c’est Diane 35, que je prends maintenant depuis 12 ans. Quand j’étais ado, j’avais, comme tous les ados, quelques boutons sur le menton et le médecin de l’époque m’avait vanté les mérites de cette pilule, qui en plus de son action contraceptive, traitait l’acné. Super ! De renouvellement en renouvellement, le temps passe et j’ai gardé le même cheval de course. Pourquoi changer après tout ? Je n’ai eu que quelques boutons épisodiques pendant cette période, autant dire que pour moi l’acné était une histoire ancienne.

Puis les bizarreries commencent dès le mois de mai. A l’arrêt de la pilule, mon corps ne comprend plus ce qui lui arrive. Pendant des années, Diane lui a indiqué quoi faire et comment faire et d’un seul coup il reprend les manettes tout seul ! Il perd les pédales. Avec le recul tout cela est très logique, mais sur le coup je n’ai pas compris. Le résultat : des cycles très longs et très irréguliers (jusqu’à 80 jours…), puis en novembre, un gros bouton très douloureux sur la joue gauche. C’est celui qui a planté son petit drapeau de conquérant avant de faire venir toute sa famille et ses amis !

 

Les premiers traitements

Premier rendez-vous chez le médecin en décembre, à la fois pour tenter de régler mes problèmes hormonaux et donner un coup de pouce à une éventuelle grossesse et en même temps pour éradiquer les boutons qui avaient commencé à envahir tout mon visage.

Mon premier traitement était une crème à base de peroxyde de benzoyle. Ceux qui l’ont utilisé sont en train de sourire devant leur écran… Coucou je vous vois ! On partage les mêmes souvenirs d’oreillers totalement décolorés et de brûlures sur le visage à l’endroit où il avait des boutons. Bilan : boutons en progressions et dartes. Acné 1 / Marion 0.

Mon deuxième traitement était antibiotique à base de téracyclines, prescrit par une dermatologue. Prise de comprimés pendant 4 mois totalement inutile : aucune amélioration en vue. Ma peau continuait à s’enlaidir avec des boutons douloureux, très longs à cicatriser, qui déformaient complètement mes joues et mon menton. Les problèmes de peau à l’adolescence sont difficiles à accepter, même si on peut les partager avec ses copines, mais à l’approche de la trentaine, ça l’est tout autant !

Puis la bonne nouvelle est tombée en septembre : vous êtes enceinte madame. Je file chez ma dermatologue. Elle me demande d’arrêter le traitement mais me prescrit un gel local pour continuer à agir. Ordonnance en mains, je vais récupérer ma crème à la pharmacie. Je m’attarde un peu sur le sujet car c’est un épisode qui m’a profondément choqué. En rentrant à la maison, j’épluche la notice (c’est un réflexe chez moi ou une manie, comme vous voulez, idem quand j’achète un appareil électrique !). Bref, je vois écrit en gros en gras et en souligné : « usage interdit aux femmes enceintes ». Quoi ? Très énervée, j’appelle la dermatologue qui me dit : « ah oui c’est surprenant, il est autorisé aux States mais pas en France (…) ». C’est quoi l’histoire ? Je fais quoi moi maintenant ? « Désolée mais nous n’allons rien pouvoir faire tant que vous êtes enceinte (…) ». Je me retrouve donc en tête à tête avec mon acné, sans bouclier.

Pendant la grossesse : l’aggravation

J’ai eu la chance d’avoir une belle grossesse : pas de nausées, une forme olympique, aucune complication. De ce plan-là, tout va bien. Du côté de ma peau par contre, c’est l’horreur. Plus les hormones augmentent ou changent, plus mon visage est couvert de boutons. Des boutons de toutes les formes et de toutes les couleurs, dont certains très douloureux. Mon visage ressemble à une chaîne de volcans… Et je ne peux rien faire.

Le problème est double : l’acné continue à se développer et la peau ne cicatrise pas. Donc quand un bouton apparaît, son prédécesseur est encore là ! Et tout est concentré sur le visage, ce serait trop facile !

Je me camoufle sous des cols roulés et des tonnes de fond de teint achetés une mine d’or en parapharmacie, je me tartine de cicalfate et autres remèdes miracles pour que la peau cicatrise plus vite. Je commence à m’intéresser aux solutions plus naturelles, comme le citron sur le visage. Mais rien n’y fait. Mes traits se déforment de plus en plus de jour en jour.

Puis l’accouchement arrive et tout se passe bien. Ma fille est magnifique, évidemment. Je prends beaucoup de photos d’elles à défaut de laisser les autres en prendre de sa maman… L’appareil photo a été exclu de la maison depuis longtemps, tout comme mon regard dans un miroir. Intolérable, à quoi bon se faire du mal ?

Etape suivante : le retour au calme

La reprise du travail est le moment pour moi de reprendre également rendez-vous chez la dermatologue. Et on reprend le traitement là où on l’avait laissé un an auparavant. J’avale pendant 6 mois des gélules d’antibiotiques. Il faut dire qu’il y a du mieux. Je fais le traitement avec sérieux. Oui, il y a toujours des boutons mais je me suis habituée à l’idée que j’en aurai sans doute toujours : une « peau à boutons » ou quelque chose comme ça. Et je me contente du « moins c’est déjà mieux ». Oui il y a de grosses cicatrices, mais une maman épanouie, ça ne va pas se laisser démonter par quelques reliefs disgracieux sur le visage non ? De toute façon je continue d’acheter très chers tout un tas de produits en parapharmacie, c’est forcément efficace si la pub le dit non ?

On arrive début 2011 et j’attends mon deuxième bébé. Heureusement les changements hormonaux ont moins d’impact. Comme au long de l’année 2010, il y a toujours des boutons, mais rien à voir avec le cataclysme de 2009. Ouf !?  Parallèlement,  j’ai avancé dans ma réflexion sur les produits naturels et jeté mes cosmétiques de synthèse au profit du tout bio dans ma salle de bains. Plus de simplicité et des produits avec des actifs 100% naturels ne pouvaient que me faire du bien, ou en tout cas pas me faire du mal !

 2012 : les œillères

Tout se passe bien après mon accouchement, métro-boulot-dodo. J’ai l’impression d’en avoir fini avec l’acné. Mais il y avait bien de temps en temps des personnes de mon entourage qui me balançaient un « bah dis donc, tu n’as pas de chance avec ta peau quand même ». Dans les faits, j’étais devenue complètement aveugle. Si persuadée que le plus dur était derrière moi que j’ai même pris rendez-vous chez la dermatologue pour faire traiter mes cicatrices au laser. Non ce n’est pas bio et naturel, mais il m’était nécessaire de redevenir celle que j’étais avant. Donc OK pour me brûler la peau !

J’arrive dans le cabinet de la dermatologue, je me souviens très bien que c’était un mardi à 18h30. Elle m’explique comment elle va procéder, en commençant par traiter ma joue gauche, la plus abîmée, sur environ 3cm². Je m’allonge sur la table, un peu anxieuse. Le laser va laisser une marque importante pendant plusieurs semaines, mais à côté de plusieurs années d’acné, ce n’est rien. Hein, ce n’est rien ??

En approchant son appareil de mon visage, la dermatologue s’exclame : mais il y a encore de l’acné sous votre peau ! Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Pas de réponse, elle me traite avec son laser, je paye et je repars avec une joue en feu et une désagréable sensation de mal être. Comme elle prend sa retraite, elle m’envoie vers un autre confrère, à 45 km de mon domicile pour poursuivre le traitement. Pas de problème, je suis motivée à éradiquer toutes mes cicatrices !

Sauf que Monsieur le dermatologue n°2 ne veut pas me « laseriser » le reste du visage : « il faut traiter votre acné avant d’en réparer les dommages ». Super… La prise de conscience est une vraie douche froide : tous ces boutons qui restent, c’est encore de l’acné. Alors on fait quoi maintenant ?

« Et bien compte tenu de votre acné sévère et compte tenu des antibiotiques qui se sont avérées inefficaces, nous allons faire un traitement à l’isotrétinoïne ». Jamais entendu parler. Roaccutane ? Ah oui d’accord, j’en suis arrivée là…

2013 : la goutte d’eau

Je suis partie pour un traitement de 9 mois au Procuta. C’est très surveillé : rendez-vous et prise de sang une fois par mois avec le dermatologue. Les 3 premiers mois ça se passe plutôt bien. La dose est prescrite progressivement et je réagis bien. Mais le second trimestre a été plus compliqué. L’isotrétinoïne dessèche la peau et les muqueuses. J’ai les mains dans un état lamentable, mais ce n’est rien à côté de mes lèvres. Le stick à lèvres est un indispensable, j’en ai mis partout : dans tous mes tiroirs au bureau, dans mes sacs à mains, mes poches de manteau… Je suis obligée de remettre mes lunettes car mes yeux ne supportent plus les lentilles : trop secs. Donc je mets du collyre 10 fois par jour. Mais je tiens bon, car c’est pour moi le traitement de la dernière chance pour guérir mon acné. Ça va forcément être un succès !

Au bout de 6 mois, j’interroge sérieusement mon dermato : les résultats sont-ils à la hauteur de ce qu’il a l’habitude de voir ? En fait je suis surprise d’avoir encore des boutons sous les plaques de peaux sèches. Réponse «  Ne vous inquiétez pas, chacun avance à son rythme ». Il élude ou quoi ?

Au bout de 8 mois, les doutes ne sont plus permis : il y a encore de l’acné et en plus de la sécheresse, je fais de grosses crises d’eczéma. Je me réveille certains matins avec le visage tout rouge et tout gonflé. Sympa… Du coup j’ai le moral au 36ème dessous et une grande colère qui monte en moi. Je profite donc de mon prochain rendez-vous pour pousser le dermato dans ses retranchements : il faut se rendre à l’évidence, le traitement ne fonctionne pas sur moi. Va-t-il l’avouer ? Et bien oui… En me disant que je fais partie de cette catégorie de femmes qui ont une acné de type hormonal et qui auront des boutons toute leur vie…

Je crois que j’ai pleuré non-stop tout le week-end… et j’ai jeté les derniers comprimés de Procuta.

Puis la solution (enfin)

Plus rien à perdre de toute façon, j’étais allée au bout des traitements médicamenteux que pouvaient me proposer la médecine allopathique. J’ai pris rendez-vous avec un ostéopathe, mais aussi (et surtout) homéopathe, spécialiste de la médecine traditionnelle chinoise, expert du genre humain… Bref, un homme tout sauf conventionnel pour le commun des mortels.

Il m’a expliqué pendant près d’1h30, pourquoi j’avais de l’acné. A aucun moment il ne m’a fait comprendre que j’étais un cas désespéré ou irrécupérable. Tout avait l’air parfaitement logique dans le parcours que je lui exposais. Il m’a appris que certains de nos organes étaient destinés à l’élimination des déchets : principalement les poumons, le foie, les reins et les intestins. Que ces organes ne faisaient pas correctement leur travail chez moi, et ce depuis plusieurs années, du fait de la pilule, du stress, d’une accumulation de toxines… L’équilibre dans mon corps était rompu. « Il y a le feu en vous ». Le dernier organe d’élimination étant ma peau (le 5ème élément), c’est elle qui a endossé ce rôle d’élimination. Les boutons sont chez moi le résultat direct des « déchets » de mon corps.

Stop, pause. C’est quoi cette histoire ? Pendant 5 ans, on m’a expliqué que j’avais un dérèglement hormonal et qu’il fallait assécher ma peau pour faire fuir les boutons. Et là il est question d’ « élimination » et de « régulation » ? Qu’est-ce qu’il faut en penser ? D’un côté, je ne voulais pas avouer que j’avais peut-être avalé pendant 5 années des comprimés qui ne réglaient pas le problème. De l’autre, ce discours se tenait !

Ce discours m’a ouvert les yeux et j’ai décidé de creuser le sujet. Et quand je dis creuser… Je me suis plongée dans des livres et j’ai surtout expérimenté. Changement d’alimentation, cure détox, modifications de mon hygiène de vie, j’ai révolutionné mon quotidien !

Le résultat ? L’acné a totalement disparu de mon visage en quelques mois, j’ai repris une vie de peau normale, après une parenthèse de 7 années…

L’après acné : bilan 2 ans après

Aujourd’hui l’acné est loin derrière moi. Ça me semble même une éternité. J’ai pris la cicatrisation à cœur en continuant à adopter une alimentation saine, à adopter la bonne gestuelle, à adopter une routine cosmétique naturelle et douce pour la peau de mon visage. Avec de la patience, je peux dire que ça a porté ses fruits.

Mais ce n’est pas miraculeux. Il restera toujours des cicatrices d’acné sur mes joues, comme autant de petits reliefs qui font aujourd’hui partie de mon patrimoine. La fuite du stylo plume sur mon livre de vie ! Mais j’ai surtout repris goût à mon reflet dans le miroir, à mieux m’assumer en tant que femme, tant pour mes enfants que pour mon mari. Exit les cols-roulés et rebonjour le sourire !

La leçon que je tire de cette expérience, c’est qu’il faut sérieusement s’interroger sur les causes de l’acné. Après coup, il m’est apparu totalement utopique de penser que l’on pouvait traiter avec les mêmes médicaments toute une catégorie de population, sans en comprendre individuellement les causes.

L’acné n’est pas une fatalité, ni un fardeau que l’on doit trainer toute une partie de sa vie ou sa vie entière parce que c’est comme ça, pas de chance, c’est tombé sur vous !

Loin de moi l’idée de révoquer la médecine allopathique, elle est nécessaire et indispensable pour un certain nombre de maux. Je souhaite juste faire prendre conscience à toutes celles qui ont des problèmes de peau que se ruer sur des médicaments n’est pas nécessairement LA solution qui est adaptée à vous et à votre corps. Mesurez également les conséquences des effets secondaires. Pour ma part, 3 ans après, ma peau était toujours sèche des effets de l’isotrétinoïne. Je n’ai jamais pu remettre mes lentilles.

Et sachez, parfois, ouvrir votre esprit à d’autres formes de guérison ou de soin de votre corps …

 

J’ai décidé de faire de cette douloureuse expérience mon métier en créant ma méthode Happyderme.

J’ai lu des centaines de livres, je me suis formée à la dermo-cosmétique naturelle, à la naturopathie, d’abord en France, puis au Canada et enfin chez les meilleures spécialistes holistiques de la peau et des hormones aux Etats-Unis et en Australie.

Aujourd’hui, en tant qu’experte holistique de la peau, spécialiste de l’acné chez l’adulte, j’accompagne chaque jour des femmes en souffrance avec l’acné sur le chemin d’une peau nette et vers une meilleure image de leur corps et de leur peau.